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Le G8 reconnaît le besoin de normes internationales sur les transferts d’armes
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Grâce à la campagne Contrôlez les armes et au soutien de tant de personnes à travers le monde, les dirigeants les plus puissants de la planète ont reconnu qu’il était nécessaire d’adopter des normes internationales sur les transferts d’armes, et en particulier d’avoir une même vision des responsabilités incombant aux États, afin de lutter contre la prolifération incontrôlée des armes. Ce constat, qui transparaît dans la Déclaration finale du sommet du G8 de Gleneagles (voir ci-après), correspond aux positions que défend la campagne depuis son lancement.
Par conséquent, après les propos tenus en mars par Jack Straw, le ministre britannique des Affaires étrangères, et au vu du soutien manifesté par un nombre croissant de gouvernements, on ne peut qu’être profondément déçu par l’absence de volonté des pays du G8, à l’issue du sommet, d’entamer des négociations concernant un traité international sur le commerce des armes. Ces États refusent également de se pencher sur les principes fondamentaux du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire qui déterminent les responsabilités des gouvernements dans ce domaine.
D’ici au prochain sommet du G8, des milliers de personnes auront été tuées ou blessées parce que des violations des droits humains, des violences et des crimes auront été commis au moyen d’armes exportées avec l’aval des pays du G8. Ceux-ci sont responsables de plus de 80 p. cent des exportations d’armes dans le monde, un volume qui représente plus de 28 milliards de dollars.
Aujourd’hui, notre mission est de poursuivre notre action en faveur de l’adoption d’un traité international sur le commerce des armes et de sensibiliser les gouvernements des pays du G8 aux principes vis-à-vis desquels ils se sont déjà engagés par le biais des traités internationaux existants.
Extrait de la Déclaration finale du G8
«Nous aiderons également l'Afrique à prévenir les nouveaux conflits et à veiller à ce que les anciens conflits ne ressurgissent pas:
[…]
«f) en améliorant l'efficacité des contrôles des transferts d'armes légères et de petit calibre, notamment lors de la conférence d'examen du programme d'action des Nations unies sur les armes légères et de petit calibre en 2006, et en prenant des mesures efficaces en Afrique pour collecter et détruire les armes de petit calibre illicites. L'élaboration de normes internationales en matière de transferts d'armes, et notamment la définition d'une conception commune des responsabilités des États, serait une étape importante dans la lutte contre la prolifération indésirable des armes conventionnelles. Nous reconnaissons qu'il est nécessaire de continuer à travailler pour trouver un consensus sur les mesures destinées à empêcher la prolifération indésirable des armes conventionnelles.»
Complément d’information
La campagne Contrôlez les armes a été lancée en octobre 2003 par Amnesty International, Oxfam International et le RAIAL. Elle vise à réduire la prolifération et l’utilisation abusive des armes, et à convaincre les États d’adopter un traité juridiquement contraignant sur le commerce des armes.
http://fra.controlarms.org
Pour en savoir plus :
- Amnesty International : James Dyson, +44 2074 135 831 (portable : +44 7795 628 367), jdyson@amnesty.org ;
- Oxfam : Clare Rudebeck, +44 1865 312 530 (portable : +44 7769 887 139), crudebeck@oxfam.org.uk ;
- RAIAL : Alun Howard, +44 207 7065 0866 (portable : +44 7900 242 869).
Vous avez un rôle à jouer. Signez aujourd'hui même la pétition du million de visages.
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