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Sommet des Nations unies: Les engagements sur le contrôle du commerce des armes mis en danger par les amendements US
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La France doit empêcher les tentatives américaines d'enlever toute référence au contrôle du commerce des armes d'un document onusien censé être approuvé par plus de 170 gouvernements dans le monde.
Les Etats-Unis pourraient saboter toutes les chances de réussite du Sommet du Millénaire + 5 en exigeant, à peine quelques semaines avant le Sommet, des changements radicaux au texte en cours de négociation.
Ils ont en effet proposé des amendements majeurs à ce texte. Toutes les références au contrôle des armes légères et de petit calibre ont ainsi été supprimées, notamment la phrase relative à l'engagement "d'adopter et mettre en œuvre un instrument international venant réglementer le marquage et le traçage, le courtage illicite, le commerce et les transferts" de ce type d'armes. Pourtant, au cours de ces mois de négociations, plus de 140 Etats ont exprimé leur volonté de voir cet engagement inclus dans la déclaration finale qui devrait être signée par plus de 170 chefs d'Etats ou de gouvernements.
En outre, les Etats-Unis ont grandement tronqué le chapitre sur le Développement en faisant notamment disparaître toute référence explicite aux objectifs du Millénaire pour le développement (voir www.2005plusdexcuses.org).
«Le Sommet mondial va fixer l'agenda en matière de sécurité et de développement pour les années à venir. Cela devra être l'occasion de prendre davantage conscience de la façon dont la prolifération des armes légères sape le développement et accentue la pauvreté, mais la problématique risque d'être éludée», déclare Michel Roy, Directeur du plaidoyer international au Secours catholique.
«Pour que le Sommet soit un succès, il est nécessaire que les Etats-Unis s'engagent dans un processus de discussion ouvert.. Aujourd'hui, il est essentiel que la France et, au-delà, l'ensemble des Etats membres de l'ONU, ne laissent pas ces questions s'échapper de l'agenda» explique Caroline Maurel, responsable du programme Conflits et Transferts d'armes pour Agir ici (le partenaire français d'Oxfam international).
A peine deux semaines avant le Sommet du Millénaire + 5 (14-16 septembre), le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Jean Ping, se voit ainsi contraint de mettre en place un groupe de discussion restreint auquel participera la France afin de maintenir les négociations autour du document final du Sommet.
«Chaque année, ce sont des millions de personnes qui sont victimes de la violence des armes. L’impact dramatique d’un marché des armes «Hors contrôle» sur le développement et les droits de l'Homme, doit engager les gouvernements afin que leur contrôle soit au cœur des discussions» a indiqué Benoît Muracciole, coordinateur de la campagne pour Amnesty international.
Ce communiqué vous est envoyé au nom de la plate-forme française par :
Laetitia Guidi, Agir ici (membre observateur d'Oxfam International) : 01 56 98 24 46 ou lguidi@agirici.org
Complément d’information
Plate-forme française : Amnesty International section française ; Agir ici (membre observateur d’Oxfam International) ; Secours catholique / Caritas France ; Canva (Coordination de l’action non-violente de l’Arche) ; CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement) ; Justice et Paix France ; Ligue des droits de l’Homme ; Médecins du Monde ; CDRPC/Observatoire des transferts d’armements ; Pax Christi France ; Réseau Foi et Justice Afrique-Europe.
La campagne Contrôlez les armes a été lancée en octobre 2003 par Amnesty International, Oxfam International et le RAIAL. Elle vise à réduire la prolifération et l’utilisation abusive des armes, et à convaincre les États d’adopter un traité juridiquement contraignant sur le commerce des armes.
http://fra.controlarms.org
Pour en savoir plus :
- Amnesty International : James Dyson, +44 2074 135 831 (portable : +44 7795 628 367), jdyson@amnesty.org ;
- Oxfam : Clare Rudebeck, +44 1865 312 530 (portable : +44 7769 887 139), crudebeck@oxfam.org.uk ;
- RAIAL : Alun Howard, +44 207 7065 0866 (portable : +44 7900 242 869).
Vous avez un rôle à jouer. Signez aujourd'hui même la pétition du million de visages.
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