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Journée d’action mondiale pour le contrôle des armes - 13 septembre 2006

Des militants du monde entier ont fait pression sur leur gouvernement respectif afin qu’il soutienne l’adoption d’un projet de résolution relatif à un traité sur le commerce des armes dans le cadre des Nations unies, en octobre 2006. Ils demandaient également que le texte de celui-ci soit renforcé, en y incluant des références au droit international humanitaire, aux droits humains et au développement durable. Ces recommandations ont finalement été prises en compte. (Voir FOCUS).

Des activités ont été organisées dans 40 pays. En voici un aperçu.

Au Royaume-Uni, des représentants d’Oxfam Grande-Bretagne et d’Amnesty International Royaume-Uni se sont rendus dans les ambassades de sept pays clés, pour délivrer des messages à leurs représentants diplomatiques à l’aide des technologies de la communication les plus avancées et interactives.

Au Mali, des militants ont présenté une exposition sur les «100 femmes pour la paix».

En Inde, les militants de la campagne Contrôlez les armes ont organisé une marche à destination du Parlement indien, à Delhi, ainsi qu’un concert auquel a participé Susmit Bose et au cours duquel des victimes de la violence armée ont présenté leur témoignage.

Au Chili, Amnesty International a projeté des images de la pétition du million de visages sur la cathédrale de Santiago, et fait passer le message suivant : «Le monde a besoin d’un traité sur le commerce des armes».

À Johannesburg, les militants ont créé une peinture murale et organisé un débat sur le contrôle des armes pour sensibiliser le public sud-africain à cette question.

Le groupe brésilien Sou da Paz a présenté une exposition de photos dans six États du Brésil et un séminaire sur le crime organisé auquel ont participé des experts et des ONG. Ces actions leur ont permis de mettre en lumière le besoin urgent d’un traité sur le commerce des armes.

Aux Philippines, le Réseau d’action des Philippines sur les armes légères (PHILANSA) a fait pression sur des parlementaires à l’occasion d’une réunion de l’Organisation interparlementaire de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).

- FOCUS -

Le 24 juillet 2006, l’Argentine, l’Australie, le Costa Rica, la Finlande, le Japon, le Kenya et le Royaume-Uni ont rendu public un projet de résolution intitulé « Contrôle effectif sur les importations, exportations et transferts d’armes conventionnelles ». Ce projet de texte a été présenté lors de la réunion de la Première Commission de l’Assemblée générale des Nations unies, début octobre 2006. Les Etats qui défendaient ce projet souhaitaient que l’Assemblée générale des Nations unies mette en place un groupe d’experts gouvernementaux pour commencer à travailler sur un Traité international sur le commerce des armes.

Les acteurs de la campagne avaient favorablement accueilli ce projet de résolution sans pour autant que son contenu rencontre toutes ses attentes. Notamment, l’absence de référence à l’ensemble des normes et lois existantes sur les droits humains ouvrait le risque manifeste que le TCA ne puisse empêcher la fourniture d’armes aux Etats responsables de violations des droits humains. De même pour l’absence de référence forte au développement durable. La campagne a donc travaillé pour que la dimension des droits humains et du développement durable soit intégrée dans le projet de résolution. Avec succès ! En effet, la résolution L55 adoptée le 26 octobre 2006 par la Première Commission de l’Assemblée générale des Nations unies intègre nos recommandations. La résolution L55 a été élaborée à partir du projet de résolution dévoilé le 24 juillet.

 
Amnesty International web site IANSA web site Oxfam web site
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