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Journée des droits de l'homme
À moins d'être né bien avant 1948, on ne se souvient généralement pas que la Déclaration universelle des droits de l'homme a été signée le 10 décembre de cette année-là. Les pays membres de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'époque, ont adopté les 30 articles de la Déclaration et convenu de les diffuser, de les présenter, de les lire et de les expliquer dans les écoles ainsi que dans les autres lieux d'enseignement.
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| Militants à Madrid lors de la Journée des droits de l'homme
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Cinquante-cinq ans après, les préoccupations auxquelles ce texte entendait répondre sont toujours d'actualité. Son article 3, relatif au droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne, est ainsi l'un des piliers sur lesquels s'appuie la campagne Contrôlez les armes. Il n'est donc pas surprenant que ce jour précis ait été choisi, dans de nombreux pays, pour mener des actions en faveur des droits humains.
Lors d'une conférence de presse organisée par Amnesty International en Slovaquie, Vlado Lefik a expliqué comment des armes vendues à l'Ouganda se trouvaient à présent entre les mains de groupes combattant en République démocratique du Congo (RDC). Des informations à ce sujet ont été réunies dans le rapport rendu en novembre 2003 par un groupe d'experts des Nations unies. Ce transfert d'armes effectué par la Slovaquie en 2002 échappe à présent au contrôle de ce pays, a précisé Vlado Lefik. Toujours en Slovaquie, un documentaire (Où faut-il frapper ?) réalisé par deux journalistes et portant sur des ventes de chars de la République tchèque à la Géorgie a été projeté par Amnesty International à Bratislava. Par ailleurs, une exposition de photographies prises en Irak par Terry Allen a été inaugurée à Trebisov.
Des membres de chacun des partis politiques espagnols ont, devant les médias de leur pays, promis de soutenir un traité sur le commerce des armes. Ce n'est qu'au dernier moment, après d'intenses négociations – les élections législatives doivent avoir lieu prochainement – que le parti au pouvoir, le Partido Popular (PP, Parti populaire), y a apporté son soutien. Des militants ont déposé sur les marches du Parlement une arme à feu géante ; la télévision a filmé cet acte symbolique qui a également été couvert par la presse écrite.
Le secrétaire d'État aux Affaires européennes des Pays-Bas, Atzo Nicolaï, a écrit aux partenaires de la campagne pour leur indiquer que son gouvernement allait discuter avec les autres membres de l'Union européenne (UE) du projet de traité sur le commerce des armes et d'un code de conduite de l'UE en matière d'exportation d'armements qui soit juridiquement contraignant. Il s'agit d'une initiative très importante puisque les Pays-Bas assureront la présidence de l'UE au second semestre de 2004.
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| Mary Robinson |
Au Royaume-Uni, lors du lancement de la campagne Contrôlez les armes auprès des parlementaires, Mary Robinson, qui milite en faveur des droits humains et qui est présidente honoraire de l'organisation non gouvernementale Oxfam International, s'est adressée au député Bill Rammell, sous-secrétaire d'État parlementaire pour les Affaires étrangères et le Commonwealth, afin de demander que le gouvernement britannique soutienne un traité sur le commerce des armes. La directrice de la section britannique d'Amnesty International, Kate Allen, a exhorté les personnalités politiques présentes à cet événement à participer à la pétition du million de visages.
Au Danemark, des militants d'Amnesty International ont organisé des concerts à travers le pays dans le cadre de la campagne, lors desquels plusieurs groupes de musique danois se sont produits. Au cours de ces concerts mais aussi dans la rue, les militants ont pris en photo les personnes souhaitant signer la pétition et ont distribué des documents sur la campagne.
Enfin, à Santiago, la capitale du Chili, la campagne Contrôlez les armes a été lancée par les militants dans le Parque Forestal. Des acteurs, des journalistes, des écrivains et des députés sont intervenus pour encourager leur gouvernement à soutenir un traité sur le commerce des armes. Haut de la page
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