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Le coût humain des armes
Chaque année, la violence armée tue à peu près 500000 hommes, femmes et enfants dans le monde, soit une personne toutes les minutes
Camila Magalhães Lina
«J’avais fait des projets pour l’avenir. Je voulais voyager dans le monde entier, prendre des cours pour devenir mannequin, et poursuivre mon entraînement de gymnastique. Tous mes rêves ont été brisés.»
Camila Magalhães Lina, Brésil
L’insuffisance des contrôles sur les ventes d’armes alimente les conflits, la pauvreté et les atteintes aux droits humains partout dans le monde. Chaque État est responsable.
Cette situation n’a rien d’une fatalité. Oxfam, Amnesty International et les 500 organisations non gouvernementales qui constituent le Réseau d’action international sur les armes légères (RAIAL) lancent deux appels : l’un en faveur d’un traité qui permettra de contrôler le commerce des armes, l’autre en faveur de mesures locales visant à protéger les civils contre la violence armée.
Rejoignez-nous et exigez vous aussi des contrôles plus stricts sur les armes.
Camila Magalhães Lima, une jeune Brésilienne de 16 ans, a perdu l’usage de ses jambes en 1998. En rentrant de l’école, elle a été touchée par une balle perdue lors d’une fusillade entre des voleurs et des forces de sécurité privées. Le temps que vous lisiez l’histoire de Camila, deux autres personnes ont probablement été gravement blessées par des armes à feu. Une autre victime n’aura pas été aussi chanceuse. Elle est morte.
D’ici 2020, le nombre de morts et de blessés du aux guerres et aux violences dépassera celui des personnes tuées par des maladies mortelles comme le paludisme ou la rougeole.
Si les exportations d’armes ne sont pas strictement contrôlées et si des mesures ne sont pas prises pour protéger les gens contre l’utilisation abusive de ces armes, d’innombrables êtres humains continueront de subir les conséquences catastrophiques de ce commerce. Le fait qu’il soit facile de se procurer des armes aggravera et prolongera les conflits. Un plus grand nombre de gens seront terrorisés et contraints de partir de chez eux. Les familles ne pourront plus cultiver leurs terres pour se nourrir ni gagner assez d’argent pour envoyer leurs enfants à l’école. Les atteintes aux droits humains se poursuivront. La population sera condamnée à la pauvreté.
Tout cela n’est pas de la fiction. Oxfam, Amnesty International et les membres du RAIAL travaillent avec des gens qui vivent ces atrocités au quotidien.
Le seul moyen de briser le cycle de la pauvreté et de la souffrance est de contrôler le commerce des armes. Maintenant. Haut de la page
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