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Mourir pour des diamants
«Nos diamants servent de monnaie d’échange pour des armes et tout cela de manière clandestine. Si j’avais le pouvoir, personne ne ferait le commerce d’armes dans mon pays, parce que je sais ce qu’est une guerre. Je lance un appel à tous ceux qui vendent des armes à nos frères pour nous détruire, de cesser de le faire.»
Le chef Mohammed Koroma, Boajibu, Sierra Leone, 2001

© AI
Les diamants en Sierra Leone, le pétrole en Angola, le cuivre en Papouasie-Nouvelle-Guinée, l’or, le coltan et les diamants en République démocratique du Congo (RDC), le bois au Libéria…
La lutte pour le contrôle des ressources naturelles provoque de terribles atrocités dans de nombreux conflits armés à travers le monde.
Au lieu d’enrichir l’économie de ces pays, qui en auraient bien besoin, ces ressources sont exploitées et vendues pour acquérir des armes qui attisent les conflits et détruisent des milliers de vies. Prenons l’exemple du Rwanda. Avant le génocide de 1994, le gouvernement qui avait planifié ce massacre a hypothéqué ses plantations de thé pour acheter des armes à l’Égypte. Après le génocide, selon les Nations unies, le nouveau gouvernement rwandais a utilisé ses forces armées pour exploiter le coltan et les diamants dans la RDC voisine. Au Libéria, toujours selon les Nations unies, les exportations de bois ont servi à financer la guerre, au cours de laquelle les deux camps ont commis de nombreuses atteintes aux droits humains.
Si les États veulent vraiment protéger la vie humaine et les droits humains, ils doivent mettre un terme au commerce illégal des ressources naturelles, qui permet d’acheter des armes destinées à commettre des atrocités. Haut de la page
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