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De grands pas vers un traité sur le commerce des armes
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| Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, a apporté son soutien à un traité sur le commerce des armes. ©
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La campagne pour un traité international sur le commerce des armes a pris de l’ampleur en 2005 grâce aux déclarations de soutien vigoureuses de différents gouvernements.
Des représentants de 31 États se sont réunis en Tanzanie du 20 au 22 février pour évoquer les conséquences, sur le plan humain et de la sécurité, des ventes d’armes incontrôlées. Les participants se sont mis d’accord sur une série de principes rejoignant ceux proposés par la campagne Contrôlez les armes, qui demande l’adoption d’un traité sur le commerce des armes. Il est extrêmement encourageant de constater que tant de pays ne sont pas indifférents à ces préoccupations.
Le 11 mars, la Commission Afrique, créée par le gouvernement britannique en 2004, a publié son rapport sur la lutte contre la pauvreté et les conflits en Afrique. Dans ses recommandations, elle insiste notamment sur la nécessité d’adopter un traité international sur le commerce des armes et de prendre des mesures en matière de courtage des armes.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Jack Straw, s’est de son côté fermement engagé à négocier un traité contraignant, basé sur les principes fondamentaux du droit international humanitaire et des normes relatives aux droits humains. La campagne Contrôlez les armes a salué la déclaration du ministre et appelé le gouvernement britannique à ouvrir la voie et à relayer cet engagement.
Les propos de Jack Straw ont trouvé un écho chez le ministre finlandais des Affaires étrangères, Erkki Tuomioja, qui a déclaré le 15 mars devant la Commission des droits de l’homme des Nations unies: «La Finlande soutient le processus actuel visant à parvenir à […] un traité international sur le commerce des armes ou à un engagement politiquement contraignant. Les armes, en particulier les armes légères et de petit calibre, ne devraient pas être exportées là où elles risquent d’être utilisées à des fins de répression interne ou pour commettre des violations des droits humains.»
Un soutien est également venu de l’Organisation des Nations unies, où le secrétaire général, Kofi Annan, a exhorté les États membres à négocier «un instrument international ayant force obligatoire réglementant le marquage et le traçage des armes légères, et un second instrument visant à prévenir, combattre et éliminer le courtage illicite».
Depuis son lancement en 2003, la campagne Contrôlez les armes ne cesse de gagner du terrain. Elle a d’ores et déjà reçu le soutien de centaines de milliers de personnes à travers le monde. Les dirigeants politiques de pays comme le Brésil, le Cambodge, le Costa Rica, la Finlande, le Kenya, le Mali et le Mexique ont par ailleurs manifesté leur intérêt pour un traité sur le commerce des armes. Au cours de cette période, la violence armée a tué environ 750000 personnes et ruiné la vie de beaucoup d’autres.
Vous avez un rôle à jouer: montrez aux gouvernements qu’il est nécessaire et urgent d’agir pour contrôler le commerce des armes. Signez aujourd'hui même la pétition du million de visages. Haut de la page
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