|
|
|
Semaine mondiale d'action contre les armes légères
Avez-vous entendu le vacarme qui s’est propagé à travers le monde le 9 juillet ? C’était le fracas des armes à feu que l’on détruisait, mêlé au tumulte des manifestations dans les rues et aux voix de ceux qui ont subi la terreur et souffert de la violence.
Le 9 juillet marque en effet la Journée internationale de la destruction des armes légères et cet événement a été massivement célébré. Dans plus de 40 pays, de simples citoyens ayant constaté que les armes ne sont pas contrôlées ont décidé de participer à l’un des plus grands événements jamais organisés dans le cadre d’une campagne mondiale.
 |
| Destruction d’armes le 13 juillet 2004 à Kompong Thom (Cambodge). |
Des milliers d’armes ont ainsi été détruites de par le monde. Le gouvernement vénézuélien a orchestré la destruction de 18000 armes à feu militaires excédentaires. Au Togo, le public a pu assister à l’anéantissement de plus de 5000 armes à feu. Plus de 4000 armes militaires en surplus ont été brûlées au Cambodge et un millier d’armes détenues illégalement ont été détruites de la même façon à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Ces événements ont été organisés pour deux importantes raisons. Ils visaient tout d’abord à réduire dans le monde le nombre d’armes à feu qui finissent généralement entre les mains de personnes corrompues ou de civils ne disposant pas de la formation nécessaire pour les utiliser. De nombreux pays ont mis en place leurs propres programmes de destruction, mais ces initiatives n’ont qu’une très faible incidence sur le grand nombre d’armes légères en circulation. Il s’agissait ensuite d’attirer l’attention sur la nécessité de contrôler les ventes d’armes entre pays par le biais d’un traité sur le commerce des armes. L’adoption de ce traité représente l’objectif de la campagne Contrôlez les armes.
Il est réellement important que les dirigeants des pays prennent note de ce que nous réclamons à travers cette campagne. Le vice-président du Ghana a apporté son soutien lors de la Journée internationale de la destruction des armes légères. Il a annoncé une série de mesures gouvernementales comprenant la création d’un registre des armes utilisées par les services de sécurité, le marquage des armes enregistrées appartenant à des particuliers ou aux organes de l’État, le renforcement de la sécurité dans les armureries et le suivi des armes fabriquées dans le pays.
En Afrique du Sud, une nouvelle loi sur le contrôle des armes à feu vient d’entrer en vigueur. Les autorités espèrent ainsi réduire le nombre d’armes dans les rues. Dans ce pays, des groupes œuvrant pour le contrôle des armes à feu travaillent avec la police nationale.
|
| Séance de signature à Barcelone (Espagne).
|
La pétition du million de visages a, quasiment du jour au lendemain, recueilli des milliers de nouvelles signatures à la suite des événements organisés entre autres en Espagne, en Macédoine et en Serbie. Au Canada, dans la province de l’Ontario, plus de 500 nouvelles personnes ont signé la pétition.
Aux Philippines et au Royaume-Uni notamment, des armes factices ont été écrasées par des voitures et des rouleaux compresseurs devant la presse internationale.
La Journée internationale de la destruction des armes légères a amplifié le retentissement de la campagne Contrôlez les armes à travers le monde. Si vous y avez participé, vous pouvez être fier d’avoir contribué à faire changer les choses.
Signez la pétition du million de visages Haut de la page
|